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Costa Rica - Côtes Ouest et Est et volcan Arenal


de Patrick & Flo, 17-05-2008

Récit de nos trois semaines au Costa Rica avec Janine et Pascal


La nature nous gâte !
Nous voici depuis plus de deux semaines au Costa Rica, connu pour sa diversité naturelle, ce pays est une merveille. De la nature à volonté.
Outre les animaux et les paysages décrits dans le carnet de route précédant, le Costa Rica nous a livré lors des deux dernières semaines le meilleure de lui-même. Après notre passage à Montezuma, nous sommes remontés jusqu’à La Fortuna, un village qui doit son succès au monstre naturel qui le domine, le volcan Arenal. Un cône pelé qui domine toute une région qui elle est inondée par la forêt tropicale, la route qui nous mène nous fait passer par la Laguna Arenal, un lac qui est dominé par deux volcans, le Tenerio et l’Arenal. Ce dernier est particulièrement impressionnant du fait qu’il est encore actif. Une promenade dans le parc national traverse une forêt tropicale et nous emmène jusqu’à la coulée de lave qui descendit jusqu’en plaine en 1992, dès cet endroit, le volcan est nu nous offrant sa plus belle forme. Nous sommes à quelques centaines de mètres du cratère qui se situe à 1633 m, de notre position, nous pouvons voir les rochers encore en feux dévaler les pentes. Le grondement émis par le volcan nous rappelle que la nature garde ses droits et qu’il s’agit de la respecter. L’on pouvait presque ressentir de la colère. Peut être que dame nature n’est pas très contente de ses locataires humains ?
Nous regardâmes le spectacle durant un long moment, il nous tenait en respect. Dans l’après-midi, Flo, Janine et les enfants sont allés aux bains Baldi, il s’agit de bains thermaux comprenant 24 bassins d’eaux entre 25° et 67° de quoi ramollir toute l’équipe.

Après deux jours passés à La Fortuna, nous reprenons la route qui nous fait traverser une très belle région qui se situe entre la cordillère centrale et la mer des caraïbes, le volcan se situant au milieu de la cordillère centrale. Des plaines vertes servant à l’élevage des bovins remplacent les collines et les volcans. Cette route nous mène jusqu’à Cariari, de là, sur les conseils d’un autochtone bien sympa, nous suivons le bus qui va à La Pavona, une piste difficile et poussiéreuse qui ne permet pas de rouler à plus de 20km/h. (nous ne regrettons pas d’avoir pris un 4x4) Arrivé à ce lieu dit, nous parquons la voiture et embarquons sur une barque pour un périple de 1h40mn sur des canaux qui vont nous emmener jusqu’au superbe parc national de Tortugero. Rien que le voyage pour y aller en vaut la peine. Depuis notre petit bateau, nous avons pu voir ; crocodiles, singes, iguanes et surtout le splendide Basilic, un lézard vert pétant qui dispose de deux crêtes, l’une sur la tête et l’une sur le dos. Les canaux sont bordés d’une forêt tropicale dense qui ne permet pas d’y pénétrer, la canopée se situe à près de 20m du sol, des lianes tombent jusque dans l’eau. Le spectacle est somptueux, nous en avons plein les yeux. Le lendemain matin, nous partons avec un guide découvrir ce parc. C’est à 5h30 que Roberto, notre guide vient nous chercher, installés sur une barque sans moteur, Roberto et moi pagayions, nous traversons la rivière de Tortugero, puis nous nous enfonçons dans un petit affluant plus étroit. La forêt tropicale recouvre presque toutes les étendues d’eau, le calme règne, seul les pagaies battant l’eau et les animaux viennent perturber ce silence. Malheureusement, quelques bateaux à moteur sont venus troubler de tant à autre cette magie. Il y a des touristes qui sont plus pressés que nous, mais le bruit des moteurs effraie les animaux et plus particulièrement les oiseaux. Durant trois heures, nous nous promenons à force de bras sur cette eau calme. Nous avons eu la chance de voir ; des singes hurleurs, araignées et capucins, parfois sur le même arbre, des caïmans, des oiseaux à foison et même deux toucans et des iguanes… Ce fut 3 heures de rêve, le temps fut couvert avec une légère brume et quelques gouttes de pluies, comme pour rendre ce moment encore plus magique et mystérieux.

A notre retour, pendant que Flo, Janine et Pascal s’offre une petite sieste, je pars sur la plage avec les enfants. Allison et Brian s’éclatent en jouant au sable pendant que je parcours la plage avec mon appareil photo. Je fouine puis repère une chouette qui se reposait d’une nuit de chasse sur une branche puis une grosse sauterelle noire et rouge et enfin je repère un trou sous un tronc mort, je m’approche et distingue des pattes qui me rappelaient celle d’une mygale ou d’une tarentule, j’avance encore et elle recule sans me laisser le temps de la reconnaître, malgré ma patience, elle ne réapparu plus. Le doute subsiste sur ce que je venais de voir. Dans l’après-midi, nous partons faire une petite marche dans le parc national, un petit chemin traverse une somptueuse jungle, certains troncs d’arbres sont ancrés par des racines qui s’écartent et s’entrelacent à l’infini, la canopée est à près de 20m et laisse entrevoir le ciel bleu, de là tombe des lianes vertes et envahissantes, des fougères et des palmiers de tous genres trouvent places entre les troncs et la canopée. Il fait plus de 30°, l’humidité doit approcher les 85°, pas besoin d’effort pour transpirer, la nature s’en charge. Ici l’eau est partout, dame nature déverse plus de 6m d’eau de pluie par an, ce qui fait de cette région l’une des plus arrosées des amériques.

Dans le petit village, à côté de notre logement il y a un terrain de foot, deux équipes s’affrontent, l’une d’elle semble être celle de Tortuguero une tortue verte est brodée sur leurs maillots blancs, dans l’équipe adverse, le centre avant porte un jeans coupé au-dessus des genoux, l’arrière centrale revêt un débardeur noir sans manches avec Bob Marley sur le torse et l’un des milieux de terrain porte aussi une couleur dépareillée. Le jeu de maillot a sans doute prix une tempête tropicale lorsqu’il séchait sur une ficelle ! Pour ce qui est du terrain, c’est plus proche du terrain vague que du de la pelouse. Les trous y sont profonds et il y a de grosses bosses qui doivent avoir fait éclater plus d’une cheville. Les gardiens sont eux dans une fosse de terre et de sable presque trente centimètres plus bas que leurs camarades, derrière eux, des buts faits de tuyaux en aciers sans filets. L’arbitre, sans doute l’épicier du village, connaît tout le monde et siffle des hors jeux imaginaires depuis les 16 mètres opposés. Le match bat son plein, le FC Tortuguero prend l’eau et des goals mais les spectateurs bordant le terrain ne semblent pas se préoccuper du score et encouragent à vive voie leur équipe. Il y a peut-être 400 habitants à Tortuguero mais il y plus de monde que lorsque la première du FC Lutry joue à domicile ! A la fin du match, les joueurs boivent une bière au bord du terrain et rentrent chez eux pour se doucher, il n’y a pas de vestiaires au « stadio comunale » de Tortuguero. J’encourage les footballeurs Lutryens à profiter des installations qui leurs sont offertes.

Le lendemain, nous quittons Tortugero en reprenant le bateau, c’est d’ailleurs le seul moyen avec l’avion de venir ici. Nous empruntons le même chemin que pour l’allé, je suis bien décidé à m’offrir une belle photo d’un basilic, je ne suis d’ailleurs pas le seul et le pilote l’a bien compris. Nous sommes tous très attentifs, C’est Janine qui ouvre les feux en apercevant le premier, puis Flo… nous en verrons près de 15, splendides, majestueux et emblématiques de cette région, mais il est très difficile de le prendre en photo. A chaque fois, soit le bateau avançait encore, bougeait ou n’avait pas du tout ralenti, trop tard ou trop loin, pas vu, il faut dire que lorsque 4 personnes vous tendent le bras pour vous dire là, là, là plus bas, plus haut, non là vers la branche verte (sa tombe bien, un basilic c’est vert)… et puis à ceci s’ajoute un matériel photographique médiocre pour ce genre de photos, avec un autofocus qui va et vient et qui peine à s’arrêter sur mon basilic, je pouvais toujours peser sur le bouton, le résultat était trouble. Enfin, tout ça pour dire que je n’ai pas été capable de réussir une seule photo d’un basilic. Désolé ! Mais j’ai eu plus de chance avec deux crocodiles.
Lorsque nous débarquons du bateau, le bus n’est pas là, les pluies ont fait monter les eaux et ne lui permettent pas de traverser la rivière pour venir jusque là, nous devons parcourir un peu plus d’un kilomètre avec toutes nos affaires, la route étant en terre et sableuse, je suis obligé de porter les sacs de Brian et Allison… Nous reprenons notre voiture et roulons d’une traite jusqu’à Sans José où nous trouvons un petit hôtel.

Le 10 mai 2008.
Nous sommes revenus dans la capitale pour rendre la voiture ainsi que pour aller confirmer les vols de retours de Janine et Pascal, mais les bureaux d’Ibéria seront fermés ! Il est 11h00 ? Je pense qu’ils sont déjà à l’apéro… La voiture rendue, c’est à chaque fois un gros soulagement lorsque je n’ai pas eu de problèmes avec une voiture de location. Le patron de l’agence et vraiment sympa, il nous fait conduire jusqu’à la station des bus.

Durant cette dernière semaine, nous sommes repartis jusqu’au Panama sur les îles de Bocas del Toro. Nous avions beaucoup aimé cette région ainsi que le chemin pour y venir, rien que le passage de la douane entre le Costa Rica et la Panama de Sixaola vaut le détour. Nous avons donc passé 4 jours balnéaires au bord des plages de la mer des Caraïbes. Au programme ; soleil, chaleur, farniente sur les plages et bon repas, la langouste se déguste pour 14$ par personne, on ne c’est pas gêné, à cela s’ajoute quelques sympathiques apéros à la bière panaméenne à l’Aqua-lounge, un endroit qui associe bar, discothèque et bassin à même la mer des caraïbes…

Le 15 et 16 mai 2008.
En deux jours, nous regagnions San José en bus avec une halte à Cahuita pour la nuit, à San José, nous nous installons dans un joli hôtel. Demain Janine et Pascal nous quittent, pour nous l’aventure continue, dimanche nous prendrons le bus pour le Nicaragua.

Bien à vous tous et merci de nous suivre.

Notre retour est prévu pour le vendredi 27 juin, nous prévoyons un apéro ce même jour, merci de réserver ta soirée.

Commentaires sur cet article
Les Ternon
Bonjour à vous

Merci de m'avoir fait partager ce moment de bonheur et plaisir, moi, le basilic, je croyait que c'était une plante, en tout cas, cela me fait du bien de me changer les idées, et je vous en remercie
A peluche et profitez bien!!!
 
armelle&mric
salut à tous
merci pour la carte postale , cela nous a réellement fait plaisir de la reçcevoir. (a ce propos j'avais trouvé le quizz!!)
Je vois que l'aventure continue sans encombre....et que la fin approche. Bonne continuation, nous on prépare notre voyage pour cet été.
a bientôt de vous lire
armelle et eymeric
 

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